Le plus petit code QR au monde : invisible, battant des records et conçu pour durer

0
22
Le plus petit code QR au monde : invisible, battant des records et conçu pour durer

Le plus petit code QR fonctionnel au monde est désormais officiellement détenteur du record du monde Guinness – même si vous auriez besoin d’un microscope électronique pour le voir. Le code-barres, mesurant seulement 1,977 micromètres carrés, est plus petit que de nombreuses bactéries et particules de pollution atmosphérique.

La science derrière le psy

Une équipe de sept scientifiques de l’Université technologique de Vienne (TU Wien) en Autriche et de la société de stockage de données Cerabyte a créé le code. La percée ne consiste pas seulement à créer quelque chose de minuscule ; il s’agit de rendre quelque chose lisible à cette échelle. Comme l’explique le spécialiste des matériaux Paul Mayrhofer : « Les structures à l’échelle micrométrique n’ont rien d’inhabituel aujourd’hui… mais cela ne suffit pas à produire un code stable et lisible. »

Pour y parvenir, ils ont imprimé le code QR sur un film céramique à l’aide de faisceaux d’ions focalisés pour graver des pixels de seulement 49 nanomètres de diamètre, soit dix fois plus petits que la longueur d’onde de la lumière visible. Cela rend le code complètement invisible à l’œil nu. Le processus de vérification a été mené dans des conditions strictes de témoignage et confirmé de manière indépendante par l’Université de Vienne.

Pourquoi est-ce important ? Durabilité et densité

Ce n’est pas seulement une nouveauté. La technologie sous-jacente répond à un problème réel : le stockage des données. Les méthodes actuelles de stockage numérique sont gourmandes en énergie et se dégradent avec le temps. Le stockage en céramique, comme le note Alexander Kirnbauer, scientifique à l’Université de Vienne, offre une solution inspirée des civilisations anciennes : “Nous écrivons les informations dans des matériaux stables et inertes qui peuvent résister au passage du temps et rester entièrement accessibles aux générations futures.”

L’équipe estime que leur méthode pourrait stocker plus de 2 téraoctets de données sur une seule feuille de papier A4. Cette densité – associée à la durabilité de la céramique – suggère une voie potentielle vers un archivage de données à long terme et à faible émission de carbone.

“Il ne s’agit pas seulement de battre des records ; il s’agit de repenser la manière dont nous stockons et préservons les informations pour l’avenir.”

La recherche offre un aperçu d’un avenir où le stockage des données sera à la fois incroyablement dense et remarquablement résilient. Le prochain objectif de l’équipe est de faire évoluer cette technologie, offrant une alternative durable aux solutions de stockage actuelles.